L'influence du luxe sur le CAC40 s'étiole à nouveau
Il y a encore quelques années, les "KHOL", comme les avait appelés AlphaValue, pesaient grosso modo le quart du CAC 40. C'était la période faste du luxe. L'apogée de Kering remonte à août 2021. Celle de LVMH à avril 2023. Pour L'Oréal , c'est juin 2024. Enfin, Hermès a touché le plafond en février 2025.
Ces quatre dates s'expliquent par la situation de chacune des entreprises : Kering a peiné plus vite que les autres à justifier son statut, à cause d'une sousperformance récurrente de son navire-amiral Gucci. LVMH a mieux tenu le choc, mais a fini par être rattrapé par la réduction de ses taux de croissance vertigineux. L'Oréal , plus défensif et moins volatile au cours des années précédentes, a résisté plus longtemps. Quant à Hermès , ses performances hors du commun lui ont permis de continuer à grimper bien après que ses homologues aient calé. Les dernières publications du sellier montrent que les temps sont plus durs qu'avant. Sa chute de plus de 10% ce matin après le coup de frein subi par le chiffre d'affaires au 1er trimestre est suffisamment rare pour être soulignée.
Un poids qui est redescendu autour de15%, mais qui reste conséquent
Combien les KHOL pèsent-ils désormais ? Selon nos calculs, leur poids dans le CAC 40 (en tenant compte du flottant) est descendu à 15,2%. LVMH est désormais la troisième pondération du CAC 40 (6,44%, derrière Schneider et TotalEnergies ), tandis que L'Oréal (4,7%) et Hermès (3%) sont respectivement 9e et 13e. Kering ne représente plus que 1,1% de l'indice parisien, soit sa 25e position. C'est dire la glissade d'influence que subit le luxe au sein de l'indice. Pour autant, les KHOL pèsent encore lourd, surtout si l'on ajoute EssilorLuxottica (3,55% de l'indice, 12e position), dont la partie luxe est un moteur de la valorisation.
Le débat s'est déplacé vers la question de savoir si les niveaux de croissance qui ont fait de ces entreprises les reines des années 2010 seront à nouveau d'actualité dans un avenir proche. Pour le moment, le marché répond à cette question par la négative.
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